SHOWCASE D'OLIVIA RUIZ

Il y a des jours comme ça où il se passe des trucs dingues. Genre on a l'impression que la chance vous sourit, et qu'un jour qui s'annonçait merdique va finalement bien se terminer, jusqu'à ce qu'on se rende compte qu'en fait non, les jours merdiques le sont jusqu'au bout ;( .
Pour mieux comprendre le rapport entre le titre de cette page et l'introduction, il est nécessaire que je vous raconte un peu MAVI. Avant hier (Vendredi 10 février), j'étais censé avoir cours de 17h à 19h (on bosse pas beaucoup à la fac, mais toujours à des horaires chiant è_é).
16h50 : Une fois parti, un heureux coup de fil me met au courant que, la prof étant absente, je serais en mesure de terminer mon après-midi en glandouillant un peu plus. Après quelques errances dans mon quartier (notamment chez mon boulanger où je découvris avec horreur que les pains au chocolat étaient en rupture de stock), je rentre chez moi, déçu.
17h30 : De retour à la maison, je consulte mes mails. Que vois-je ? Un mail du site officiel d'Olivia Ruiz (auquel je me suis inscrit je ne sais pas bien comment, à cause de l'opendisc sans doute) qui me dit "Retrouvez Olivia en Showcase au magasin Fnac Forum des Halles de Paris le vendredi 10 février à partir de 18h.". Sans aucune hésitation, je saute dans mes chassures, enfile mon blouson, enfourge
La Femme Chocolat dans mon sac et cours vers la forum des Halles. Quand même, ils auraient pas pu faire le mass mailing un peu PLUS TÔT ? Bref.
18h05, arrivée à l'espace rencontre de la Fnac des Halles : Malheur, le Showcase a déjà commencé. Derrière la porte de l'espace rencontre, j'entends l'intro de
Quijote. Ca commence fort. Le type de la sécurité me regarde en riant. "Euh, excusez-moi, on peut encore rentrer ?" "Hum, vous êtes combien ?" Je regarde à ma droite : personne. Je regarde à ma gauche : personne. Je lève la tête vers le vigile, l'air consterné, et dis : "Bah, je suis tout seul :x" - "Bon, ça va pour cette fois. Allez-y." Passant outre cet affront, je me précipite dans la petite salle de l'espace rencontre où le spectacle a déjà commencé. La salle est pleine, et malgré quelques tentatives de m'approcher de la scène à travers la foule hermétique, j'abandonne et reste au fond. Heureusement que je suis grand, j'arrive, sur la pointe des pieds, à apercevoir la tête de l'artiste. J'ouvre grand mes oreilles, et profite du spectacle.
Le Showcase durera une demi-heure. L'objectif étant de présenter
La Femme Chocolat, nous n'avons eu le droit à aucune piste de son premier album. Ceci dit, la setlist était plutôt bien choisie.
18h00 : Elle commence avec
Quijote, (une version live peu différente de la version studio, toujours aussi efficace donc. Une des prestations les plus applaudies par l'audience.) suivi par
Non-Dits, dans une prestation solo qui aura le mérite d'apporter un peu de fraîcheur au titre. Avant chaque chanson, Olivia disait quelque mots d'introduction. "Y a-t-il des filles dans cette salle ?" Dit-elle à la fin de
Non-Dits. "OUIIIIIIII" (cri strident). "Aah. Est-ce que parmis-vous, certaines sont travaillées par l'idée d'avoir un enfant un jour ?" - "Noooon !" répond une des filles présente dans la salle. Rires d'Olivia Ruiz. "Hé bien, que d'amour dans cette salle... En tout cas, moi ça me travaille. D'où la chanson suivante qui s'intitule
I Need A Child". Encore une fois, très bonne performance sur à ce swinging titre (oh oh oh). "Mais comme il n'y a pas que des filles parmis nous, voici une chanson pour les gourmands, comme moi, qui..." - "OLIVIA, JE T'AIME !!!" cria un fan en ruth. Rires d'Olivia Ruiz : "Hé bien, l'ami, voilà un beau message d'amour, ça fait très plaisir..." L'enchaînement fut difficile pour l'artiste, qui continua cependant le showcase avec brio en interprétant la délicieuse
Femme Chocolat "Certaines personnes m'ont fait des choses que je n'ai pas vraiment apprécié. C'est pourquoi j'ai eu besoin de me défouler un peu avec la chanson qui va suivre..." Maigre introduction pour un de mes titres favoris :
Goûtez-moi qui donne encore mieux en live. A ce stade du showcase, le public est aux anges, et tous semblent bien partant pour rester encore des heures durant. Les applaudissements déferlent, certains sifflent (de joie), d'autres hurlent (de bonheur). Les plus discrets se taisent (de plaisir...:x). Arrive alors le dernier titre qui sera interprété en cette fin d'après midi, celui qui a été choisi pour faire la promotion de l'album :
J'traîne des pieds. La prestation me scie. Je suis au bord de la fascination. Certes, j'avais eu la veille un aperçu de cette version live, sauce rock'n'roll, dans Taratata, mais la voir interpréter ce titre, juste là, à quelques mètres de moi... C'est tout simplement génial. La troupe de la miss Ruiz se donne a fond, les guitares s'emballent et le public profite... apothéose... Les applaudissements se font plus énergiques que jamais, et c'est on ne peut plus mérité.
La suite : la rencontre avec les fans