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Les Resident Evil sont une série légendaire de Capcom, et comme on connaît Capcom (mais si, Street Fighter, souvenez-vous) il nous en ont remis une couche. Je vois d’ores et déjà poindre les réticences de joueurs non avertis : « Quoi !! Encore un Resident Evil ! Mais c’est le 10ème !! (si mes comptes sont justes) » Eh oui. Mais cette fois, on ne peut vraiment pas dire que Capcom s’est payé notre tête.

Une ambiance oppressante, marque de fabrique des Resident Evil

Pour les éventuels incultes de passage, je rappelle que Resident Evil est un survival horror. Bon alors c’est pas compliqué : survival pour survie (oui comme dans tekken) et horror pour… ben horreur (vous voyez que c’est pas si difficile l’anglais :p). Ces deux mots définissent d’ailleurs plus le type de jeu que le scénario en lui-même : Votre personnage est confronté à une somme d’événements cauchemardesques, et il devra réussir à s’en sortir vivant avec les maigres munitions présentes. Voilà donc les Resident Evil, avec leur action, leur scénario, des méchants tout déformés et balèzes et Albert Wesker… Cette série fera peut-être l'objet d'un dossier, on ne sait jamais (suspense !!).




La caméra est désormais derrière l'épaule de Léon



Une histoire de parasites

Leon, notre héros pas inconnu (il sort tout droit de l’enfer de Resident Evil 2), est envoyé chercher la fille du président dont il était plus ou moins responsable. Le voilà arrivé dans un village d’Europe (je dirais l’Espagne, mais vu le climat et la végétation, ça me fait plus penser aux pays de l’Est) avec pour seul compagnon son pistolet (et le fusil si vous jouez en facile). Rapidement, les autochtones vont se révéler très xénophobes (peut-être que l’action se déroule dans le PACA alors), assassinant les 2 conducteurs de l’ami Leon, et tentant de découper ce dernier à la hache.
Leon part donc, seul, traversant cette contrée étrange où les habitants lui font penser à des zombies et qui n’en sont pourtant pas… Le début d’une aventure vers des lieux de plus en plus étranges et angoissants, avec pour compagnie des meutes déchaînées à ses trousses, prêtes à tout pour éliminer notre brave Leon.
Le scénario, à la base de tout Resident Evil, et là aussi bien présent, prenant toutefois une nouvelle orientation, et saura vous tenir en haleine au cours du jeu (n’oubliez pas de ramasser les notes qui y sont disposées !). On peut lui reprocher parfois un manque de clarté mais c’est dans l’ensemble très correct.


Les autochtones sont pour le moins ... accueillants (:x)



Nouveau Gameplay, nouvelles actions

Contrairement aux Resident Evil classiques, cet opus n°4 innove : la caméra n’est désormais plus rivée dans des plans fixes mais elle suit Leon au cours de ses déplacements, sans jamais provoquer de problèmes, ce qui est assez rare pour être mentionné. Cette décision de la part de Capcom s’accompagne d’une vue quasiment à la première personne (en fait la caméra est au niveau de l’épaule de Leon), vous permettant de viser où vous le désirez, les jambes pour faire tomber, les mains pour désarmer, ou la tête pour la faire exploser ^^. Apprendre à bien viser sera indispensable à votre survie.
On peut remarquer que, suivant le scénario, les ennemis sont plus humains que zombies, leur autorisant des mouvements d’esquive, le port d’arme (pas à feu sauf dans un cas), ainsi que la capacité de courir et de lancer leur armes. Je vous assure que vous allez flipper quand les ennemis à la tronçonneuse, menace fatale, vous fonceront dessus.
L’autre innovation apportée est dans le déplacement ; comme la caméra est derrière Leon, celui-ci se déplace en fonction de celle-ci, rendant le jeu (c’est mon avis personnel) beaucoup plus simple d’approche. Vous ne pouvez cependant pas faire de pas de côté, mais ce jeu n’est pas non plus un Fps à la troisième personne, et de plus cela ne m’a pas gêné. Leon peut aussi faire demi-tour en appuyant sur B+bas, très pratique pour fuir. Le seul point négatif pour moi est de pas pouvoir tirer ou recharger en bougeant, mais bon le monde n’est pas parfait.
Le dernier point de Gameplay à aborder est celui des actions contextuelles, qui vient directement des « Real Time Event » de Shenmue (possesseurs de Dreamcast, c'est de vous dont je parle), un excellent RPG sur DC un peu localisé à la tronçonneuse à mon avis, l’anglais étant vraiment un difficulté à ce niveau (et pourtant je ne suis pas une brêle, j’ai eu 17 à mon bac anglais hin hin). En bref ces actions très pratiques viennent dynamiser encore un peu plus l’action, en vous offrant de bondir par-dessus des palissades, d’esquiver des attaques, de donner un « return kick of the death » aux méchants, voire même de broyer la nuque de vos adversaires (HUNK dans les Mercenaires).Un très bon point pour ce gameplay déjà quasi-excellent .


Le marchand : votre meilleur ami pendant l'aventure (le seul, à la réflexion)



La claque graphique

Ce paragraphe va être court : Resident Evil 4 est le plus beau jeu créé à ce jour. Pour détailler, je crois que le terme d’ »univers photo-réaliste » convient le mieux pour ce jeu. Les décors sont sublimes, les modèles en 3D sont extrêmement bien détaillés, à tel point que les cinématiques utilisent le moteur in-game, pour un rendu carrément bluffant. Les textures sont judicieusement choisies pour rendre cette ambiance angoissante, particulièrement sur le CD2 (le jeu comporte 2 CD). Une réussite totale qui favorise très largement l’immersion dans le jeu pourvu que vous y jouiez dans le noir (attention les yeux) et seul.


C'est beau o_o


Une ambiance totale

SI les graphismes concourent à rendre cette impression angoissante d’être traqué, les musiques y sont aussi pour quelque chose. Celle-ci collent bien au jeu, laissant parfois la place au silence, signe que vous avez exterminé les ennemis, du moins avant que les suivants n’arrivent. Les boss sont vraiment impressionnants, et vous vous sentirez souvent en infériorité face à eux, augmentant encore le stress si vous n’êtes pas déjà mort d’arrêt cardiaque…


Ashley : Un des plus gros boulet de l'histoire du jeu vidéo



Conclusion --- 9/10

Ce jeu est un véritable hit comme on aimerait en voir plus souvent, et cette aventure est bien servie par sa durée de vie (comptez plus de 12h en facile et 20h en normal pour la première fois), agrémentée par des mini-jeux vraiment intéressants vous permettant de débloquer de nouvelles armes (dramatiquement puissantes au demeurant), de nouveaux costumes avec lesquels vous vous replongerez avec joie dans le jeu. Ce jeu est vraiment à obtenir dans les plus brefs délais si ce n’est déjà le cas.

The Groin




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